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Les filles de la librairie / Giulia Foïs
Livre
Edité par Flammarion. Paris - 2026
A Nice, le soleil brille trois cents jours par an. A Nice, de vieilles haines grattent à la porte. A Nice, Maud et Malika tiennent une librairie. Quand elles se sont rencontrées, quand elles sont tombées amoureuses, quand elles ont tout quitté, elles ont ouvert Les Affranchies. Trois ans plus tard, on y croise, entre autres, un anarchiste italien en cavale, un baby-sitter fan de Taylor Swift, une journaliste en lutte - un peu à l'ouest sur ses cycles ovariens -, une jeune mère tatouée qui promène sa poussette au bord du précipice, un prof de yoga déconstruit et le club de lecture des Veuves Poignet. Ce que les filles de la librairie espéraient, c'était offrir un refuge à celles et ceux qui voudraient continuer à respirer, à lutter, à s'aimer librement. Ce qu'elles n'imaginaient pas, c'est qu'il faudrait, pour aider l'une d'entre elles, enterrer un cadavre sur les rives du Paillon.
Avis des bibliothécaires : Nice, 2023‑2024. Une librairie féministe, queer, engagée, où des femmes se rencontrent, se racontent, se soutiennent. On croit d’abord lire un roman social lumineux, plein de personnages cabossés. Et puis… le récit bascule, doucement mais implacablement, quand la justice ne protège plus et que la solidarité prend une forme inattendue. ❤️ Dans Les filles de la librairie, Giulia Foïs construit un roman qui commence comme une chronique sociale tendre et lumineuse, un portrait de sororité contemporaine. J’étais persuadée de tenir un roman doux, engagé, chaleureux. Je pensais retrouver l’univers de La librairie de la place aux herbes d’Éric de Kermel, ce rapport à la lecture, aux lecteurices… et puis pas tant que ça. Sur le moment, petite déception : ce n’est pas ce roman‑là. Mais très vite, l’autrice glisse un clin d’œil délicieux à Michele Pedinielli et à sa détective Boccanera, qui évolue elle aussi à Nice. Et là, j’ai souri. Parce que j’ai eu ce sentiment rare d’être « dans la confidence », de faire partie de celles qui comprennent la référence, qui l’ont lue. Une connivence littéraire qui fait du bien. Et puis… le roman glisse. Pas brutalement, mais logiquement. Les différentes histoires racontent les VSS, l’impunité insupportable, les violences qui s’accumulent. Quand les institutions ferment les yeux, quand la justice ne protège pas, la solidarité peut devenir… autre chose. Un espace radical, dangereux, nécessaire. Alors ATTENTION, je vais spoiler : Oui, il y a un meurtre. Oui, il y a un cadavre. Oui, plusieurs femmes collaborent. Et non, jamais je n’ai vu venir la fin. C’est un roman qui dit : « Une bonne amie vous aide à déménager. Une vraie amie vous aide à cacher un cadavre. » Et soudain, cette phrase prend tout son sens. Ce point de bascule, parfaitement dosé fait qu'une fois le roman refermé, il me hante encore. Il s’accroche. Il remue. Et c’est précisément pour ça qu’il devient un véritable coup de cœur.
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Avis des lecteurs
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Pour cette fin que je n'ai absolument pas vu venir
Nice, 2023‑2024. Une librairie féministe, queer, engagée, où des femmes se rencontrent, se racontent, se soutiennent. On croit d’abord lire un roman social lumineux, plein de personnages cabossés. Et puis… le récit bascule, doucement mais implacablement, quand la justice ne protège plus et que la solidarité prend une forme inattendue. ❤️ Dans Les filles de la librairie, Giulia Foïs construit un roman qui commence comme une chronique sociale tendre et lumineuse, un portrait de sororité contemporaine. J’étais persuadée de tenir un roman doux, engagé, chaleureux. Je pensais retrouver l’univers de La librairie de la place aux herbes d’Éric de Kermel, ce rapport à la lecture, aux lecteurices… et puis pas tant que ça. Sur le moment, petite déception : ce n’est pas ce roman‑là. Mais très vite, l’autrice glisse un clin d’œil délicieux à Michele Pedinielli et à sa détective Boccanera, qui évolue elle aussi à Nice. Et là, j’ai souri. Parce que j’ai eu ce sentiment rare d’être « dans la confidence », de faire partie de celles qui comprennent la référence, qui l’ont lue. Une connivence littéraire qui fait du bien. Et puis… le roman glisse. Pas brutalement, mais logiquement. Les différentes histoires racontent les VSS, l’impunité insupportable, les violences qui s’accumulent. Quand les institutions ferment les yeux, quand la justice ne protège pas, la solidarité peut devenir… autre chose. Un espace radical, dangereux, nécessaire. Alors ATTENTION, je vais spoiler : Oui, il y a un meurtre. Oui, il y a un cadavre. Oui, plusieurs femmes collaborent. Et non, jamais je n’ai vu venir la fin. C’est un roman qui dit : « Une bonne amie vous aide à déménager. Une vraie amie vous aide à cacher un cadavre. » Et soudain, cette phrase prend tout son sens. Ce point de bascule, parfaitement dosé fait qu'une fois le roman refermé, il me hante encore. Il s’accroche. Il remue. Et c’est précisément pour ça qu’il devient un véritable coup de cœur.
SABRINAL - Le 28 août 2026 à 08:35