1 avis
La joie ennemie / Kaouther Adimi
Livre
Edité par Stock. Paris - 2025
Kaouther Adimi passe une nuit à l'Institut du monde arabe pour raconter le destin de Baya, peintre algérienne prodige, célébrée par Matisse et Picasso ; mais dans le silence du musée, un autre récit s'impose. En 1994, alors que l'Algérie s'enfonce dans la violence, ses parents choisissent de retourner s'y installer avec leurs enfants. Le lendemain de leur arrivée, la voiture familiale tombe sur un faux barrage tenu par le GIA, le Groupe islamique armé, premier événement d'une série de tragédies liées à la décennie noire. Pourquoi ses parents ont-ils voulu rentrer alors que tous ceux qui le peuvent fuient le pays ? Comment se construire lorsque le passé hante et dévore vos nuits ? L'autrice confronte ses souvenirs, tente de combler les silences, de faire émerger ce qui a été enfoui. Et explore ce que l'on transmet, ce que l'on tait et ce que l'on reconquiert. Un texte puissant où l'art est un contrepoint lumineux à l'obscurantisme.
Voir la collection «Ma nuit au musée»
Autres documents dans la collection «Ma nuit au musée»
Rechercher sur BRISE-ES (enseignement supérieur)
Se procurer le document
Autre format
Issus de la même oeuvre
Avis
Avis des lecteurs
-
"Ouvre la porte ... Engouffre toi dans le passé .... Mais sache que rien ne ressemble à ce que tu crois avoir laissé..."
Lors de cette nuit au musée, tandis que les couleurs exubérantes des peintures de Baya, artiste algérienne, explosent sur les murs de l'Institut du Monde Arabe, Kaouther Adimi est rattrapée par son passé ... celui de sa famille qui, au cours de la " décennie noire" ( celle des années 90), a rejoint, malgré les risques, sa terre d'origine, l'Algérie. Avec pudeur et émotion, K. Alimi met des mots sur cette douleur qui lui "tord le ventre", au propre comme au figuré, pour évacuer le traumatisme qui ne l'a jamais quittée. Un texte fort, puissant, pour évoquer cette période de guerre civile et cette " grande nuit", faite de peur quotidienne, qui s'est abattue sur sa vie ( on n' est pas alors sans penser à "Houris" de Kamel Daoud) Une occasion aussi, avec ce livre, de découvrir Baya, icone de la peinture algérienne...
MARIECLAUDEC - Le 22 octobre 2025 à 15:31