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Yolo / Aymeric Lompret, Nadine Descousis
Livre
Edité par Dargaud. Paris - 2026
Dans son spectacle Yolo, Aymeric Lompret incarne une personne sans abri. Il erre dans les rues, interpelle les passants, élucubre sur la marche du monde, s'attaque aux puissants et aux tentes 2 secondes. Allan Barte retranscrit avec justesse cette déambulation dans un album aussi hilarant que touchant.
Avis des bibliothécaires : J’avais un doute avant de commencer. Juste ce petit truc qui te dit : “on va voir si ça tient debout”. Adapter un one-man show en BD, ça peut vite tomber à plat. Mais dès les premières pages, j’ai retrouvé le Aymeric Lompret que j’adore dans La Dernière sur Radio Nova : sa pensée en zigzag, ses digressions qui s’enchaînent sans prévenir, ses tics de langage, son humour qui fuse, et cette manière unique de dire les choses sans jamais les adoucir. Je ne l’ai pas encore vu sur scène, mais franchement, pas besoin pour apprécier la BD. J’ai ri. Tellement. Et j’ai été touchée aussi, parce que derrière les blagues, il y a une vraie lucidité, une vraie colère, une vraie humanité. Le personnage du clodo philosophe est incroyable : drôle, sensible, un peu paumé, très clairvoyant. On l’entend, on le voit, on le suit. On cherche avec lui Antoine, son chien et un sens à ce qui se passe autour de lui. Concernant le titre YOLO : le mot vient du développement personnel, ce fameux “tu ne vis qu’une fois”. À ne pas mélanger avec carpe diem, le latin noble, gravé dans le marbre : “cueille le jour”, profite du moment, fais ce que tu peux avec ce que tu as. YOLO, c’est la version XXIᵉ siècle, née d’Internet, beaucoup plus brute : fais-le, même si c’est un peu con, même si ça n’a aucun sens. Dans la BD, le mot est retourné contre cette philosophie-là : un rappel ironique que “vivre une fois” ne garantit rien, que la vie n’est pas un challenge Instagram, et que parfois, juste exister, c’est déjà un exploit. Le clodo philosophe, lui, ne “profite” pas, n’“ose” pas, ne “se dépasse” pas. Il survit. Il observe. Il dit ce qu’il voit. Le dessin est simple et efficace : il laisse toute la place à la voix. Ça respire. Ça raconte. Ça dit ce qu’il faut dire. Grand coup de cœur. Une BD qui tombe juste, qui fait m' a vraiment fait rire, qui fait réfléchir, qui fait du bien. Une BD qui dit exactement ce que j’avais envie de lire.
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Avis des lecteurs
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Un one‑man show en BD : drôle d’idée, vrai fou rire
J’avais un doute avant de commencer. Juste ce petit truc qui te dit : “on va voir si ça tient debout”. Adapter un one-man show en BD, ça peut vite tomber à plat. Mais dès les premières pages, j’ai retrouvé le Aymeric Lompret que j’adore dans La Dernière sur Radio Nova : sa pensée en zigzag, ses digressions qui s’enchaînent sans prévenir, ses tics de langage, son humour qui fuse, et cette manière unique de dire les choses sans jamais les adoucir. Je ne l’ai pas encore vu sur scène, mais franchement, pas besoin pour apprécier la BD. J’ai ri. Tellement. Et j’ai été touchée aussi, parce que derrière les blagues, il y a une vraie lucidité, une vraie colère, une vraie humanité. Le personnage du clodo philosophe est incroyable : drôle, sensible, un peu paumé, très clairvoyant. On l’entend, on le voit, on le suit. On cherche avec lui Antoine, son chien et un sens à ce qui se passe autour de lui. Concernant le titre YOLO : le mot vient du développement personnel, ce fameux “tu ne vis qu’une fois”. À ne pas mélanger avec carpe diem, le latin noble, gravé dans le marbre : “cueille le jour”, profite du moment, fais ce que tu peux avec ce que tu as. YOLO, c’est la version XXIᵉ siècle, née d’Internet, beaucoup plus brute : fais-le, même si c’est un peu con, même si ça n’a aucun sens. Dans la BD, le mot est retourné contre cette philosophie-là : un rappel ironique que “vivre une fois” ne garantit rien, que la vie n’est pas un challenge Instagram, et que parfois, juste exister, c’est déjà un exploit. Le clodo philosophe, lui, ne “profite” pas, n’“ose” pas, ne “se dépasse” pas. Il survit. Il observe. Il dit ce qu’il voit. Le dessin est simple et efficace : il laisse toute la place à la voix. Ça respire. Ça raconte. Ça dit ce qu’il faut dire. Grand coup de cœur. Une BD qui tombe juste, qui fait m' a vraiment fait rire, qui fait réfléchir, qui fait du bien. Une BD qui dit exactement ce que j’avais envie de lire.
SABRINAL - Le 29 juin 2026 à 11:24