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Kosigan : un printemps de sang / Fabien Cerutti
Livre
Edité par Mnémos - 2024
1365. Ancien capitaine de mercenaires, assassin et espion, Pierre Cordwain, bâtard de la maison bourguignonne de Kosigan, est un homme redouté et insaisissable. En pleine guerre de Cent Ans, alors que Français et Anglais se déchirent, il s'introduit dans le comté dont il s'est enfui à la mort de son père. Pour "d'agréables retrouvailles en famille", sans doute... Au même moment, une délégation française négocie un accord avec le duc de Bourgogne, et Dúnevia Illavaëlle, une aventurière italienne aux pouvoirs de polymorphe, écume le comté d'Albret, alors que pour la première fois depuis des siècles le feu d'un dragon en déchire le ciel. Quel lien entre tous ces événements ? Qui oeuvre à la chute du duc de Bourgogne ainsi qu'a la disparition de la lignée des Kosigan ? Et dans quel but ? Avec Un printemps de sang, vivez les aventures "presque bucoliques" d'une changepeau et d'un ancien tueur, sombre et attachants !
Avis des bibliothécaires : Je ne savais même pas que Le Printemps de sang faisait partie d’une série, et pourtant je l’ai lu sans jamais me sentir perdue. Pas de rappels lourds, pas de résumés déguisés : Fabien Cerutti fait confiance à son lecteur, et ça change tout. L’intrigue se tient parfaitement seule… tout en laissant une ouverture qui donne très envie de poursuivre. L’histoire se déroule en 1365, en plein Moyen Âge, au cœur d’une Europe fracturée par la Guerre de Cent Ans. C’est un choix d’époque qui donne une crédibilité folle au récit : la France, l’Angleterre et la Bourgogne jouent déjà un jeu politique explosif, et Cerutti s’en sert comme d’un terreau fertile pour y greffer magie, peuples anciens et intrigues occultes. Le mélange fonctionne parce qu’il repose sur une base historique solide, et ce n’est pas un hasard quand on lit la biographie de l’auteur. Il sait exactement de quoi il parle, et ça donne à son univers une vraie cohérence. Ce qui m’a séduite d’emblée, c’est la manière dont Cerutti compte le temps : non pas en secondes, mais en battements de cœur. Une idée simple, mais qui donne un rythme nerveux, organique, presque physique aux scènes d’action comme aux moments de tension. Au centre du récit : une guerre de religion orchestrée par un vieux mage décidé à empêcher la chrétienté de devenir dominante. Il manipule rois, duchés et vieilles lignées pour ramener au premier plan les croyances des peuples anciens (elfes, ogres, mages…). Le tout avec une finesse politique qui rappelle les meilleurs romans historiques. Les dialogues claquent, les personnages existent, les alliances et mésalliances s’enchaînent avec une logique implacable. Et l’univers est un mélange parfaitement maîtrisé d’heroic fantasy et de Moyen Âge : dragons, chevaux ailés, magie, batailles épiques, intrigues de cour… Rien n’est gratuit, rien n’est décoratif. C’est aussi, et il faut le dire, de la très bonne heroic fantasy française, celle qui prouve qu’on n’a rien à envier aux Anglo-Saxons. On ne s’ennuie jamais : le rythme, les enjeux, les personnages, tout est à sa place. Bref : un tome qui se lit seul, mais qui donne furieusement envie de continuer.
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Kosigan : une vraie claque fantasy‑heroïc médiévale
Je ne savais même pas que Le Printemps de sang faisait partie d’une série, et pourtant je l’ai lu sans jamais me sentir perdue. Pas de rappels lourds, pas de résumés déguisés : Fabien Cerutti fait confiance à son lecteur, et ça change tout. L’intrigue se tient parfaitement seule… tout en laissant une ouverture qui donne très envie de poursuivre. L’histoire se déroule en 1365, en plein Moyen Âge, au cœur d’une Europe fracturée par la Guerre de Cent Ans. C’est un choix d’époque qui donne une crédibilité folle au récit : la France, l’Angleterre et la Bourgogne jouent déjà un jeu politique explosif, et Cerutti s’en sert comme d’un terreau fertile pour y greffer magie, peuples anciens et intrigues occultes. Le mélange fonctionne parce qu’il repose sur une base historique solide, et ce n’est pas un hasard quand on lit la biographie de l’auteur. Il sait exactement de quoi il parle, et ça donne à son univers une vraie cohérence. Ce qui m’a séduite d’emblée, c’est la manière dont Cerutti compte le temps : non pas en secondes, mais en battements de cœur. Une idée simple, mais qui donne un rythme nerveux, organique, presque physique aux scènes d’action comme aux moments de tension. Au centre du récit : une guerre de religion orchestrée par un vieux mage décidé à empêcher la chrétienté de devenir dominante. Il manipule rois, duchés et vieilles lignées pour ramener au premier plan les croyances des peuples anciens (elfes, ogres, mages…). Le tout avec une finesse politique qui rappelle les meilleurs romans historiques. Les dialogues claquent, les personnages existent, les alliances et mésalliances s’enchaînent avec une logique implacable. Et l’univers est un mélange parfaitement maîtrisé d’heroic fantasy et de Moyen Âge : dragons, chevaux ailés, magie, batailles épiques, intrigues de cour… Rien n’est gratuit, rien n’est décoratif. C’est aussi, et il faut le dire, de la très bonne heroic fantasy française, celle qui prouve qu’on n’a rien à envier aux Anglo-Saxons. On ne s’ennuie jamais : le rythme, les enjeux, les personnages, tout est à sa place. Bref : un tome qui se lit seul, mais qui donne furieusement envie de continuer.
SABRINAL - Le 01 juin 2026 à 10:17