L' orage qui vient / Louise Mey
Livre
Edité par la Ville brûle ; Impr. Laballery - 2022
Mila a 15 ans. Depuis la Rétractation, elle vit avec sa mère et les autres femmes du Hameau. Cette communauté solidaire et isolée se pensait à l'abri de la violence et de la folie qui ont ravagé le monde d'Avant. Mais le Hameau est menacé, et Mila va devoir laisser parler sa vraie nature.
Avis des bibliothécaires : Dans ce court roman post‑apo, Louise Mey imagine une communauté de femmes qui survit loin du monde, après la Rétractation. Un hameau solidaire, autosuffisant, profondément humain. C’est ce que j’ai préféré : cette manière de montrer que, quand tout s’effondre, les femmes savent encore construire ensemble. Mila, quinze ans, est une héroïne sensible, intuitive, connectée à la nature. Elle ressent les tensions comme on sent l’air avant l’orage. Ses sens sont en éveil, et son rapport au monde est d’une finesse rare. À mon avis, cela suffisait : son lien à la terre, aux animaux, au climat, aurait pu expliquer sa perception sans qu’on ait besoin d’ajouter une dimension fantastique. Le roman tenait déjà debout dans son écoféminisme post‑apo. Pour autant, j’ai adoré. J’ai adoré la communauté. J’ai adoré la solidarité. J’ai adoré cette manière de vivre autrement, de se protéger autrement. Et j’ai aussi ressenti un tiraillement : la lectrice en moi comprend la nécessité de se défendre, de se préserver d’un monde masculin violent. La citoyenne, elle, sait que la justice communautaire est un terrain glissant. Mais c’est précisément ce que Mey travaille : la zone grise, la tension morale, la question qui dérange. Que fait-on quand l’État ne protège plus ? Malgré mes réserves sur l’élément surnaturel, L’orage qui vient reste un roman fort, immersif, haletant, porté par une écriture précise et une tension qui monte comme un orage. Une lecture qui interroge autant qu’elle captive.
Rechercher sur BRISE-ES (enseignement supérieur)
Avis
Avis des lecteurs
-
Quand le monde s’effondre, la communauté se révèle
Dans ce court roman post‑apo, Louise Mey imagine une communauté de femmes qui survit loin du monde, après la Rétractation. Un hameau solidaire, autosuffisant, profondément humain. C’est ce que j’ai préféré : cette manière de montrer que, quand tout s’effondre, les femmes savent encore construire ensemble. Mila, quinze ans, est une héroïne sensible, intuitive, connectée à la nature. Elle ressent les tensions comme on sent l’air avant l’orage. Ses sens sont en éveil, et son rapport au monde est d’une finesse rare. À mon avis, cela suffisait : son lien à la terre, aux animaux, au climat, aurait pu expliquer sa perception sans qu’on ait besoin d’ajouter une dimension fantastique. Le roman tenait déjà debout dans son écoféminisme post‑apo. Pour autant, j’ai adoré. J’ai adoré la communauté. J’ai adoré la solidarité. J’ai adoré cette manière de vivre autrement, de se protéger autrement. Et j’ai aussi ressenti un tiraillement : la lectrice en moi comprend la nécessité de se défendre, de se préserver d’un monde masculin violent. La citoyenne, elle, sait que la justice communautaire est un terrain glissant. Mais c’est précisément ce que Mey travaille : la zone grise, la tension morale, la question qui dérange. Que fait-on quand l’État ne protège plus ? Malgré mes réserves sur l’élément surnaturel, L’orage qui vient reste un roman fort, immersif, haletant, porté par une écriture précise et une tension qui monte comme un orage. Une lecture qui interroge autant qu’elle captive.
SABRINAL - Le 28 août 2026 à 10:27