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Le chant de la tempête / Nesrine Ammari
Livre
Edité par Hugo Jeunesse. Paris - 2026
A dix-neuf ans, Kelsey Marlowe rêve d'intégrer la marine royale, l'armée qui protège l'empire d'Oderion contre les dangers de l'océan. Seul son lien de parenté avec un traître pourrait l'en empêcher. Lorsque la cruelle impératrice la charge de retrouver une boussole magique sur une île mystérieuse, Kelsey y voit l'occasion de prouver sa loyauté. Mais elle a sous sa garde Calder Zephyr, dernier prince du Peuple de l'Eau. Mélancolique, séduisant, le sang de sirène qui coule dans ses veines lui confère de puissants pouvoirs. Surtout, il semble savoir des choses sur Kelsey, ce qui pourrait faire remonter à la surface de dangereux secrets. Et quand la tempête approche, la frontière se brouille entre le devoir et le désir...
Avis des bibliothécaires : Le Chant de la Tempête, de Nesrine Ammari, est un roman qui s’ouvre sur des accents dystopiques rappelant Hunger Games, avant de s’affranchir de ses influences pour proposer un univers maritime riche et singulier. Dans la première partie, on suit Kelsey, apprentie de l’École de Mémoire, tirée au sort pour participer à des épreuves mortelles organisées par l’impératrice. Le tirage au sort, l’arène, les combats, l’archer, et même la posture morale de l’héroïne — qui préfère honorer la dépouille d’un camarade plutôt que de poursuivre l’épreuve — évoquent clairement les codes de la dystopie moderne. Cette proximité n’est pas un défaut : elle installe rapidement les enjeux et permet au lecteur d’entrer dans le récit avec aisance. Mais le roman ne s’arrête pas là. Très vite, Nesrine Ammari déploie un univers bien à elle : l’Empire d’Oderion, composé d’îles aux identités fortes, façonné par une mythologie marine où nymphes, sirènes et créatures de l’océan jouent un rôle central. Le Peuple de l’Eau, dont Calder est l’héritier, apporte une dimension historique et politique qui enrichit considérablement le récit. La seconde partie s’éloigne nettement de la dystopie pour devenir une quête fantasy, plus ample, plus mythologique. On y explore les origines de l’empire, les pactes anciens, les tensions entre humains et créatures marines, et les cicatrices laissées par l’impératrice Marcella Deloros. Le duo formé par Kelsey et Calder fonctionne bien, sans jamais prendre le pas sur l’intrigue principale. Ce roman propose ainsi une double expérience : une entrée en matière dynamique, familière, efficace ; puis une plongée dans un univers océanique original, porté par une mythologie soignée. Ce n’est pas un coup de cœur, mais une belle découverte, avec un monde qui mérite d’être exploré et une héroïne attachante. Une lecture qui plaira aux amateurs de dystopie, de fantasy et de mythologies marines.
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Avis des lecteurs
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Entre dystopie familière et fantasy océanique
Le Chant de la Tempête, de Nesrine Ammari, est un roman qui s’ouvre sur des accents dystopiques rappelant Hunger Games, avant de s’affranchir de ses influences pour proposer un univers maritime riche et singulier. Dans la première partie, on suit Kelsey, apprentie de l’École de Mémoire, tirée au sort pour participer à des épreuves mortelles organisées par l’impératrice. Le tirage au sort, l’arène, les combats, l’archer, et même la posture morale de l’héroïne — qui préfère honorer la dépouille d’un camarade plutôt que de poursuivre l’épreuve — évoquent clairement les codes de la dystopie moderne. Cette proximité n’est pas un défaut : elle installe rapidement les enjeux et permet au lecteur d’entrer dans le récit avec aisance. Mais le roman ne s’arrête pas là. Très vite, Nesrine Ammari déploie un univers bien à elle : l’Empire d’Oderion, composé d’îles aux identités fortes, façonné par une mythologie marine où nymphes, sirènes et créatures de l’océan jouent un rôle central. Le Peuple de l’Eau, dont Calder est l’héritier, apporte une dimension historique et politique qui enrichit considérablement le récit. La seconde partie s’éloigne nettement de la dystopie pour devenir une quête fantasy, plus ample, plus mythologique. On y explore les origines de l’empire, les pactes anciens, les tensions entre humains et créatures marines, et les cicatrices laissées par l’impératrice Marcella Deloros. Le duo formé par Kelsey et Calder fonctionne bien, sans jamais prendre le pas sur l’intrigue principale. Ce roman propose ainsi une double expérience : une entrée en matière dynamique, familière, efficace ; puis une plongée dans un univers océanique original, porté par une mythologie soignée. Ce n’est pas un coup de cœur, mais une belle découverte, avec un monde qui mérite d’être exploré et une héroïne attachante. Une lecture qui plaira aux amateurs de dystopie, de fantasy et de mythologies marines.
SABRINAL - Le 24 août 2026 à 11:12