L'animal-totem / Marie Manand
Livre
Edité par Jungle. Paris - 2025
Violette Ténébris, la princesse du Royaume des Ténèbres, n'a toujours pas rencontré son animal-totem. Et sans animal-totem, pas de pouvoirs ! Il ne lui reste plus que trois jours avant son 16e anniversaire pour le trouver. Elle pourrait enfifin être reconnue et acceptée par son peuple, qui la trouve bien trop bizarre, colorée et excentrique pour accéder un jour au trône... Violette décide donc de briser les règles ancestrales de la magie et d'aller à la recherche de son animal-totem elle-même, quitte à braver tous les dangers.
Avis des bibliothécaires : J’aime les mondes où la magie sert à dire ce qu’on n’ose pas dire autrement. Et Violette Tenebris en fait partie. Violette doit hériter d’un royaume sombre, un royaume où tout est noir, où même la lumière semble surveillée. Le jour de ses 16 ans, elle est censée recevoir son animal-totem, celui qui donne accès à la magie. Une tradition, un destin, un cadre bien serré. Sauf que Violette n’entre pas dans le cadre. Elle aime la couleur. Elle la cherche partout, même là où elle n’a pas le droit d’exister. Violette refuse le moule. Elle veut la couleur dans un royaume noir. Elle veut sa place, mais à sa manière. Et au fond, avec cette petite culpabilité qui serre le cœur, elle aimerait être la fierté de ses parents, même si elle sait qu’elle n’est pas exactement l’héritière qu’ils avaient imaginée. Et puis, au milieu de toute cette obscurité, arrive un petit oiseau. Un oiseau à l’aile cassée, avec un sale caractère, le genre de compagnon qui râle plus qu’il ne parle. Et pourtant, c’est lui qui apporte la lumière. C’est lui qui nous fait sourire. C’est lui que Violette cherchait sans le savoir, celui qui va peut-être enfin lui ouvrir la voie vers ses pouvoirs. Comme quoi, même dans un royaume noir, la lumière peut venir d’un être minuscule et cabossé. Le travail de Flavia De Vita et Joel Odone est essentiel : les créatures ténébreuses, les ombres, les éclats de couleur, tout est pensé pour montrer le décalage entre Violette et le monde qui l’attend. La BD ne fonctionnerait pas sans cette alliance : scénario, dessin, couleurs. Chacun porte un morceau de Violette. Ce premier tome parle de magie, oui, mais surtout d’identité. De différence. De ce moment où l’on doit devenir soi-même alors que tout autour voudrait qu’on reste dans la case prévue. Violette avance avec ses doutes, ses couleurs, son envie de bien faire, et ce petit oiseau grincheux qui lui sert de phare. Et c’est exactement pour ça que j’aime cette BD. Parce qu’elle dit que la différence n’est pas un défaut. Parce qu’elle montre que la lumière peut naître même dans un royaume noir. Parce qu’elle donne envie de suivre Violette, pas pour sa magie, mais pour son courage.
Série : Violette Ténébris , 1
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Que la lumière soit et la lumière…
J’aime les mondes où la magie sert à dire ce qu’on n’ose pas dire autrement. Et Violette Tenebris en fait partie. Violette doit hériter d’un royaume sombre, un royaume où tout est noir, où même la lumière semble surveillée. Le jour de ses 16 ans, elle est censée recevoir son animal-totem, celui qui donne accès à la magie. Une tradition, un destin, un cadre bien serré. Sauf que Violette n’entre pas dans le cadre. Elle aime la couleur. Elle la cherche partout, même là où elle n’a pas le droit d’exister. Violette refuse le moule. Elle veut la couleur dans un royaume noir. Elle veut sa place, mais à sa manière. Et au fond, avec cette petite culpabilité qui serre le cœur, elle aimerait être la fierté de ses parents, même si elle sait qu’elle n’est pas exactement l’héritière qu’ils avaient imaginée. Et puis, au milieu de toute cette obscurité, arrive un petit oiseau. Un oiseau à l’aile cassée, avec un sale caractère, le genre de compagnon qui râle plus qu’il ne parle. Et pourtant, c’est lui qui apporte la lumière. C’est lui qui nous fait sourire. C’est lui que Violette cherchait sans le savoir, celui qui va peut-être enfin lui ouvrir la voie vers ses pouvoirs. Comme quoi, même dans un royaume noir, la lumière peut venir d’un être minuscule et cabossé. Le travail de Flavia De Vita et Joel Odone est essentiel : les créatures ténébreuses, les ombres, les éclats de couleur, tout est pensé pour montrer le décalage entre Violette et le monde qui l’attend. La BD ne fonctionnerait pas sans cette alliance : scénario, dessin, couleurs. Chacun porte un morceau de Violette. Ce premier tome parle de magie, oui, mais surtout d’identité. De différence. De ce moment où l’on doit devenir soi-même alors que tout autour voudrait qu’on reste dans la case prévue. Violette avance avec ses doutes, ses couleurs, son envie de bien faire, et ce petit oiseau grincheux qui lui sert de phare. Et c’est exactement pour ça que j’aime cette BD. Parce qu’elle dit que la différence n’est pas un défaut. Parce qu’elle montre que la lumière peut naître même dans un royaume noir. Parce qu’elle donne envie de suivre Violette, pas pour sa magie, mais pour son courage.
SABRINAL - Le 29 décembre 2025 à 09:52