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Remise en jeu / scénario, Lylian
Livre
Edité par Glénat ; Pollina impr. - 2024
A la poursuite de ses rêves A 11 ans Alexandra est passionnée de football Douée pour cette discipline elle rêve de devenir une grande championne Pour le moment elle retrouve son équipe tous les samedis au club dans l'espoir de gagner face à leur rivales "Les Belettes" Mais alors qu'elle encadre un entraînement non loin de la route la vie d'Alex bascule Après un accident causé par une voiture Alex voit ses rêves se briser C'est le début d'un long chemin Rien ne sera plus jamais comme avant A moins que... Soutenue par sa famille ainsi que par son petit frère et ses camarades du club Alex va se battre Après le choc les premières séances de rééducation vont lui permettre de faire ses premiers pas debout Curieusement la rééducation demande comme lors d'une compétition un mental d'acier Epaulée par l'équipe médicale Alex va faire preuve d'une volonté à toute épreuve et se réapproprier pas à pas son corps et ses rêves... Message d'espoir leçon de courage Balle au pied aborde le thème de la reconstruction de soi Lylian Méto Les Géants... trouve le ton juste pour traiter une question rarement abordée en jeunesse comment vivre avec un handicap Avec cette série aux dessins solaires une mise en scène à hauteur des personnages nous entrons dans le quotidien d'Alex qui va trouver la force de poursuivre son rêve Une histoire d'amitié de résilience et d'espoir
Avis des bibliothécaires : Je vais être directe : je suis amputée de la même jambe qu’Alex (l'héroïne de l'histoire) depuis un an. Donc oui, je suis bien placée pour parler de cette BD et de ce qu’elle raconte, ou de ce qu’elle ne raconte pas. Je trouve louable qu’on veuille écrire sur cette thématique… mais dommage qu’on soit si loin de la vérité. Parce que la réalité du corps, du temps et de la rééducation, je la connais. Et ce que je lis ici, c’est une version accélérée, simplifiée, presque lissée de ce que traverse réellement une personne amputée. On passe du fauteuil à la course en quelques pages. Dans la vraie vie, c’est des mois de douleurs, de stagnations, de découragement, de progrès minuscules. Rien n’est linéaire. Rien n’est magique. Rien ne va aussi vite. La prothèse, même chose : une prothèse n’est jamais prêtée. Elle est moulée, ajustée, réajustée, testée, modifiée. C’est un objet médical intime, calibré au millimètre. Et on n’apprend pas à courir avec une prothèse fraîchement posée. Le corps doit d’abord apprendre à la tolérer, puis à l’utiliser, puis à la maîtriser. C’est long. C’est exigeant. C’est tout sauf instantané. Ce décalage crée un effet étrange : la BD veut inspirer, mais elle gomme la complexité réelle du handicap. Elle raconte une résilience romancée, pas une reconstruction authentique. Pour les lecteurs concernés, ça sonne faux. Pour ceux qui ne connaissent pas le sujet, ça donne une vision irréaliste. L’intention est belle, nécessaire même : montrer qu’une amputation n’est pas la fin des rêves. Mais pour moi, une BD qui veut parler du corps doit respecter le corps. Une BD qui veut parler du handicap doit respecter le temps du handicap. J’aurais aimé une BD aussi inspirante… mais plus juste dans la manière de montrer le corps et le temps. Je mets quand même 3/5 pour le thème abordé.
Série : Balle au pied , 1
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Avis des lecteurs
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Quand la BD simplifie ce que le corps ne simplifie jamais
Je vais être directe : je suis amputée de la même jambe qu’Alex (l'héroïne de l'histoire) depuis un an. Donc oui, je suis bien placée pour parler de cette BD et de ce qu’elle raconte, ou de ce qu’elle ne raconte pas. Je trouve louable qu’on veuille écrire sur cette thématique… mais dommage qu’on soit si loin de la vérité. Parce que la réalité du corps, du temps et de la rééducation, je la connais. Et ce que je lis ici, c’est une version accélérée, simplifiée, presque lissée de ce que traverse réellement une personne amputée. On passe du fauteuil à la course en quelques pages. Dans la vraie vie, c’est des mois de douleurs, de stagnations, de découragement, de progrès minuscules. Rien n’est linéaire. Rien n’est magique. Rien ne va aussi vite. La prothèse, même chose : une prothèse n’est jamais prêtée. Elle est moulée, ajustée, réajustée, testée, modifiée. C’est un objet médical intime, calibré au millimètre. Et on n’apprend pas à courir avec une prothèse fraîchement posée. Le corps doit d’abord apprendre à la tolérer, puis à l’utiliser, puis à la maîtriser. C’est long. C’est exigeant. C’est tout sauf instantané. Ce décalage crée un effet étrange : la BD veut inspirer, mais elle gomme la complexité réelle du handicap. Elle raconte une résilience romancée, pas une reconstruction authentique. Pour les lecteurs concernés, ça sonne faux. Pour ceux qui ne connaissent pas le sujet, ça donne une vision irréaliste. L’intention est belle, nécessaire même : montrer qu’une amputation n’est pas la fin des rêves. Mais pour moi, une BD qui veut parler du corps doit respecter le corps. Une BD qui veut parler du handicap doit respecter le temps du handicap. J’aurais aimé une BD aussi inspirante… mais plus juste dans la manière de montrer le corps et le temps. Je mets quand même 3/5 pour le thème abordé.
SABRINAL - Le 03 septembre 2026 à 09:15