1 avis
Les petites mains du grand magasin / Ruth Kvarnström-Jones
Livre
Edité par City roman ; Impr. Laballery - 2026
En 1913, alors que le monde est au bord de la guerre, le plus grand magasin d'Europe ouvre ses portes à Stockholm. La joie de Märta d'y avoir été embauchée est assombrie lorsque son fiancé doit rentrer en Allemagne pour servir son pays. Au fil des mois, les lettres du jeune homme se font de plus en plus rares, et elle ne peut qu'imaginer le pire. Märta ne perd pourtant pas espoir et elle peut compter sur le soutien de ses nouvelles amies du magasin. Qu'elles soient couturières, mannequins, vendeuses ou cheffes de rayon, c'est ici, entre les vêtements à la mode et les clients exigeants, que s'entremêlent leurs destins. Chaque employée cultive un rêve à réaliser, cache ses propres secrets et doit faire face à d'insurmontables obstacles. Mais entre élans de générosité et envie de se construire un avenir, un lien d'amitié indissoluble se crée entre elles. Ensemble, elles surmonteront toutes les tempêtes.
Avis des bibliothécaires : À mes yeux, c’est la suite des Fabuleuses femmes du grand hôtel. Même univers, même énergie, les mêmes femmes dont le cercle s’élargit, et toujours cette dynamique qui les pousse à avancer dans un monde qui bouge. L’histoire nous emmène en Suède, juste avant, pendant et après la Première Guerre mondiale (1912‑1927). Et là, vraie découverte pour moi : un pays officiellement neutre, mais traversé par des débats politiques intenses, avec de vraies prises de position qui secouent les familles autant que la société. Le cœur du livre, c’est la création du grand magasin NK, inspiré des modèles new‑yorkais, londoniens et parisiens. Et surtout, le débat qu’il déclenche : grands magasins vs petites boutiques. Le dialogue entre Torun et Ellen est d’une modernité folle. On y parle déjà de concurrence, d’uniformisation des villes, de disparition des commerces indépendants. Le roman devient un miroir social : ce qui se jouait à Stockholm en 1913 se rejoue encore aujourd’hui. Comme dans le premier tome avec Wilhelmina Skogh, on retrouve ici une autre figure réelle : Josef Sachs. Patron paternaliste, certes, mais réellement attentif au bien‑être de ses employés. Il mise sur la formation ; encourage l’évolution interne ; accorde des jours de repos pour raisons familiales ; distribue des primes en lien avec les bénéfices, reconnaissant que sans “les petites mains”, le succès n’existerait pas. Et surtout, il cherche toujours des solutions pour que chacune et chacun trouve sa place Derrière le côté très doux (parfois un peu trop) il y a une vraie lecture sociale. Une Suède en avance sur la France en matière d’émancipation des femmes, d’ouverture culturelle, de maîtrise des langues, de modernité. C’est ce mélange de tendresse et de réflexion qui m’a accrochée. En bref : un roman feel‑good historique, mais avec un vrai fond social. Une suite qui ne dit pas son nom, et qui fonctionne très bien et dont on attend une suite qui ne portera pas son nom mais qui en sera une, à ne pas douter !
Rechercher sur BRISE-ES (enseignement supérieur)
Se procurer le document
Autre format
Issus de la même oeuvre
Avis
Avis des lecteurs
-
Stockholm, 1912‑1927 : le monde bouge, elles aussi
À mes yeux, c’est la suite des Fabuleuses femmes du grand hôtel. Même univers, même énergie, les mêmes femmes dont le cercle s’élargit, et toujours cette dynamique qui les pousse à avancer dans un monde qui bouge. L’histoire nous emmène en Suède, juste avant, pendant et après la Première Guerre mondiale (1912‑1927). Et là, vraie découverte pour moi : un pays officiellement neutre, mais traversé par des débats politiques intenses, avec de vraies prises de position qui secouent les familles autant que la société. Le cœur du livre, c’est la création du grand magasin NK, inspiré des modèles new‑yorkais, londoniens et parisiens. Et surtout, le débat qu’il déclenche : grands magasins vs petites boutiques. Le dialogue entre Torun et Ellen est d’une modernité folle. On y parle déjà de concurrence, d’uniformisation des villes, de disparition des commerces indépendants. Le roman devient un miroir social : ce qui se jouait à Stockholm en 1913 se rejoue encore aujourd’hui. Comme dans le premier tome avec Wilhelmina Skogh, on retrouve ici une autre figure réelle : Josef Sachs. Patron paternaliste, certes, mais réellement attentif au bien‑être de ses employés. Il mise sur la formation ; encourage l’évolution interne ; accorde des jours de repos pour raisons familiales ; distribue des primes en lien avec les bénéfices, reconnaissant que sans “les petites mains”, le succès n’existerait pas. Et surtout, il cherche toujours des solutions pour que chacune et chacun trouve sa place Derrière le côté très doux (parfois un peu trop) il y a une vraie lecture sociale. Une Suède en avance sur la France en matière d’émancipation des femmes, d’ouverture culturelle, de maîtrise des langues, de modernité. C’est ce mélange de tendresse et de réflexion qui m’a accrochée. En bref : un roman feel‑good historique, mais avec un vrai fond social. Une suite qui ne dit pas son nom, et qui fonctionne très bien et dont on attend une suite qui ne portera pas son nom mais qui en sera une, à ne pas douter
SABRINAL - Le 07 mai 2026 à 20:30