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Les Promesses orphelines / Gilles Marchand
Livre
Edité par Aux Forges de Vulcain. Bussy-Saint-Martin - 2025
On racontait qu'on allait marcher sur la Lune, on disait qu'en l'an 2000 on se déplacerait en voiture volante. On parlait d'un Aérotrain capable de battre tous les records de vitesse. Mais comment participer à tout ça quand on vit, comme Gino, au fin fond d'un village de l'Orléanais, quand le bulletin scolaire est en berne, quand on se demande comment séduire Roxane, la fille entrevue au bal du village des années plus tôt ? Gilles Marchand, fidèle à ses personnages toujours en décalage, nous offre une traversée poétique des Trente glorieuses par un jeune idéaliste, la tête pleine de rêves plus grands que lui, acteur à sa manière d'un monde en accélération où le bonheur pour tous semblait à portée de main.
Avis des bibliothécaires : Gilles Marchand signe un roman profondément humain, traversé par la lumière des Trente Glorieuses et par l’élan naïf mais magnifique du progrès. Pas de grande fresque politique ici : juste des inventions, des rencontres, et cette façon très française de croire que le futur sera meilleur si on s’y met tous, même modestement. Au cœur du livre, il y a Gino. Un gamin qui tombe amoureux une fois, et pour toujours. Un garçon qui aime son père ingénieur, sa mère, son frère, la Vieille Tante, Roxane surtout, et toutes les machines qui promettent un monde plus vaste. Gino veut participer, contribuer, être utile. Il rêve d’espace, de téléphériques, de fusées, de modernité. Il rêve comme on respire. Mais l’école ne veut pas de lui. Il décroche, il s’évade, il ne retient que ce qui l’enflamme. Et pourtant, ce qu’il comprend, il le comprend vraiment. Marchand en fait un personnage d’une tendresse rare : un homme qui avance à sa manière, sans éclat, mais avec une fidélité absolue à ses rêves et à ceux qu’il aime. Le roman raconte cela : comment on participe au monde même quand on n’a pas les bons outils, comment on devient quelqu’un sans jamais monter sur la Lune. La citation sur Michael Collins — celui qui reste en orbite pour ramener les autres — résume parfaitement cette humanité-là : il faut aussi des gens qui ne posent pas le pied sur la poussière lunaire pour que l’histoire avance. Un livre doux, lumineux, profondément humain. Un vrai coup de cœur.
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A celleux qui ne posent pas le pied sur la Lune
Gilles Marchand signe un roman profondément humain, traversé par la lumière des Trente Glorieuses et par l’élan naïf mais magnifique du progrès. Pas de grande fresque politique ici : juste des inventions, des rencontres, et cette façon très française de croire que le futur sera meilleur si on s’y met tous, même modestement. Au cœur du livre, il y a Gino. Un gamin qui tombe amoureux une fois, et pour toujours. Un garçon qui aime son père ingénieur, sa mère, son frère, la Vieille Tante, Roxane surtout, et toutes les machines qui promettent un monde plus vaste. Gino veut participer, contribuer, être utile. Il rêve d’espace, de téléphériques, de fusées, de modernité. Il rêve comme on respire. Mais l’école ne veut pas de lui. Il décroche, il s’évade, il ne retient que ce qui l’enflamme. Et pourtant, ce qu’il comprend, il le comprend vraiment. Marchand en fait un personnage d’une tendresse rare : un homme qui avance à sa manière, sans éclat, mais avec une fidélité absolue à ses rêves et à ceux qu’il aime. Le roman raconte cela : comment on participe au monde même quand on n’a pas les bons outils, comment on devient quelqu’un sans jamais monter sur la Lune. La citation sur Michael Collins — celui qui reste en orbite pour ramener les autres — résume parfaitement cette humanité-là : il faut aussi des gens qui ne posent pas le pied sur la poussière lunaire pour que l’histoire avance. Un livre doux, lumineux, profondément humain. Un vrai coup de cœur.
SABRINAL - Le 21 janvier 2026 à 03:26