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L' école des bonnes mères / Jessamine Chan
Livre
Edité par Buchet Chastel. Paris - 2023
Best-seller du New York Times et l'un des meilleurs livres de 2022 selon Barack Obama " Je suis une mauvaise mère, mais j'essaie d'être meilleure. " " Nous avons votre fille. " C'est le message qu'entend Frida alors qu'elle s'est absentée en laissant seule sa fille de dix-huit mois. Les voisins l'ont vue sortir et ont appelé la police, venue récupérer l'enfant. Mère célibataire, Frida s'occupe seule de sa fille, tout en travaillant pour une université locale. A la suite de plusieurs nuits sans sommeil, elle s'est aperçue qu'elle avait oublié un dossier important sur son lieu de travail. Sans réfléchir, elle est partie le chercher, déclenchant une série de conséquences qui la dépassent. Sous l'oeil des services sociaux qui installent aussitôt des caméras chez elle, Frida est mise à l'épreuve. Après une période d'observation, la sanction tombe : Frida perd la garde de sa fille pour un an, temps qu'elle passera dans un centre de rééducation maternelle où elle apprendra à devenir une " bonne mère ". Entre La Servante écarlate et Orange is the New Black, Jessamine Chan signe un roman glaçant sur les attentes impossibles qui pèsent aujourd'hui sur les femmes, les dérives de la société de surveillance et l'indicible solitude des mères dans une époque qui préfère le jugement au soutien.
Avis des bibliothécaires : Après avoir laissé sa fille de 18 mois seule à la maison, Frida est envoyée pour un an dans une école pour devenir une meilleure maman : on lui attribue une poupée pour qu'elle puisse s'exercer et "s'améliorer". C'est le début d'une année de brimades et de punitions, où on lui apprend tout (et son contraire) : elle ne fait jamais assez bien aux yeux des maîtresses. Mais arrivera-t-elle a répondre à leurs exigences, et à récupérer sa fille à la sortie ? Annoncé comme un mélange entre "La servante écarlate" et "Orange is the new black", ce roman induit un sentiment de profond malaise en raison de l'intensité de la manipulation mentale exercée sur les parents jugés indignes par la société. Dans l'idée d'éduquer les gents à l'exercice d'une parentalité parfaite, les services sociaux et le système judiciaire se montrent coupables de sévices, parfois pires que la faute parentale originale. A tel point que parfois, à force d'avoir deux règles opposées imposées par les maîtresses, il est difficile de déterminer si ce roman est excellent, ou au contraire, mal traduit !
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Maison de redressement pour parents
Après avoir laissé sa fille de 18 mois seule à la maison, Frida est envoyée pour un an dans une école pour devenir une meilleure maman : on lui attribue une poupée pour qu'elle puisse s'exercer et "s'améliorer". C'est le début d'une année de brimades et de punitions, où on lui apprend tout (et son contraire) : elle ne fait jamais assez bien aux yeux des maîtresses. Mais arrivera-t-elle a répondre à leurs exigences, et à récupérer sa fille à la sortie ? Annoncé comme un mélange entre "La servante écarlate" et "Orange is the new black", ce roman induit un sentiment de profond malaise en raison de l'intensité de la manipulation mentale exercée sur les parents jugés indignes par la société. Dans l'idée d'éduquer les gents à l'exercice d'une parentalité parfaite, les services sociaux et le système judiciaire se montrent coupables de sévices, parfois pires que la faute parentale originale. A tel point que parfois, à force d'avoir deux règles opposées imposées par les maîtresses, il est difficile de déterminer si ce roman est excellent, ou au contraire, mal traduit !
Chinook - Le 30 janvier 2026 à 22:42