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Un été à New York : Edition exclusive librairie / Alex Aster
Livre
Edité par Lumen. Paris - 2025
Avis des bibliothécaires : Si je me suis décidée à parler de cette romance, ce n’est pas pour son originalité — on reste dans un schéma très classique — mais parce que certaines situations vécues par l’héroïne m’ont franchement parlé. Notamment sa tentative de se mettre à la course à pied. J’ai eu la même brillante idée un été : lever à 6 h, échauffement motivé, éloignement stratégique du camping pour éviter les témoins… et asphyxie au bout de trente secondes. Ella, elle, tient trois minutes. Rien que pour ça, elle avait déjà gagné mon respect. Pour le reste, on coche toutes les cases du genre : Parker, milliardaire sûr de lui, persuadé que tout s’achète. Ella, inconnue qui tient à le rester, bénévole, allergique au pouvoir de l’argent. Une rencontre, un emballement, un malentendu, une séparation. Deux ans plus tard, des retrouvailles où chacun fait semblant de ne pas reconnaître l’autre. Un marché : passer l’été à jouer les faux amoureux pour servir leurs intérêts respectifs. Et, évidemment, l’inévitable : le faux devient vrai. Rien de révolutionnaire, mais j’ai continué parce que les personnages m’ont fait rire. Il y a une petite dose d’autodérision bienvenue, et Ella défend des valeurs féministes simples mais honnêtes : réussir seule, ne pas être portée par la notoriété d’un homme, qu’il s’agisse de Parker ou de son propre père. Ce refus constant d’être « aidée » la rend attachante, même quand elle hésite trop. Le roman nous balade dans New York. Je n’ai pas vérifié la véracité des descriptions ; et je n’ai aucune envie d’aller voir New York de toute façon ; mais l’ambiance fonctionne. La traduction est parfois maladroite, quelques tournures tombent à plat, et la conclusion traîne un peu en longueur avec trop de rebondissements pour arriver à ce qu’on avait compris dès le début : ils vont s’aimer. Les scènes d’amour restent raisonnables, rien de gratuit, et j’ai déjà lu bien plus explicite chez des auteurices considérés comme des « classiques ». En bref : une romance prévisible mais sympathique, portée par deux personnages qui savent faire sourire. Pas un indispensable, mais un bon moment si on accepte le contrat.
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Elle court peu, il court après elle
Si je me suis décidée à parler de cette romance, ce n’est pas pour son originalité — on reste dans un schéma très classique — mais parce que certaines situations vécues par l’héroïne m’ont franchement parlé. Notamment sa tentative de se mettre à la course à pied. J’ai eu la même brillante idée un été : lever à 6 h, échauffement motivé, éloignement stratégique du camping pour éviter les témoins… et asphyxie au bout de trente secondes. Ella, elle, tient trois minutes. Rien que pour ça, elle avait déjà gagné mon respect. Pour le reste, on coche toutes les cases du genre : Parker, milliardaire sûr de lui, persuadé que tout s’achète. Ella, inconnue qui tient à le rester, bénévole, allergique au pouvoir de l’argent. Une rencontre, un emballement, un malentendu, une séparation. Deux ans plus tard, des retrouvailles où chacun fait semblant de ne pas reconnaître l’autre. Un marché : passer l’été à jouer les faux amoureux pour servir leurs intérêts respectifs. Et, évidemment, l’inévitable : le faux devient vrai. Rien de révolutionnaire, mais j’ai continué parce que les personnages m’ont fait rire. Il y a une petite dose d’autodérision bienvenue, et Ella défend des valeurs féministes simples mais honnêtes : réussir seule, ne pas être portée par la notoriété d’un homme, qu’il s’agisse de Parker ou de son propre père. Ce refus constant d’être « aidée » la rend attachante, même quand elle hésite trop. Le roman nous balade dans New York. Je n’ai pas vérifié la véracité des descriptions ; et je n’ai aucune envie d’aller voir New York de toute façon ; mais l’ambiance fonctionne. La traduction est parfois maladroite, quelques tournures tombent à plat, et la conclusion traîne un peu en longueur avec trop de rebondissements pour arriver à ce qu’on avait compris dès le début : ils vont s’aimer. Les scènes d’amour restent raisonnables, rien de gratuit, et j’ai déjà lu bien plus explicite chez des auteurices considérés comme des « classiques ». En bref : une romance prévisible mais sympathique, portée par deux personnages qui savent faire sourire. Pas un indispensable, mais un bon moment si on accepte le contrat.
SABRINAL - Le 31 janvier 2026 à 15:31